Quatre responsables khmers rouges renvoyés devant le tribunal international pour génocide PDF Imprimer Envoyer
altLe tribunal international spécial chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges a décidé jeudi de poursuivre pour génocide quatre ex-dirigeants du régime de Pol Pot (1975-79), qui a causé la mort d'environ 1,7 million de morts.

Ce procès, qui devrait débuter à la mi-2011, devrait permettre de juger Nuon Chea, 84 ans, l'idéologue du régime, l'ancien chef d'Etat Khieu Samphan, 79 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères Ieng Sary et sa femme Ieng Thirith, ancienne ministre de Affaires sociales, tous deux octogénaires. Ils sont tous les quatre poursuivis pour crimes contre l'humanité, génocide, crimes de guerre et meurtre, torture et persécution religieuse, a précisé le juge You Bunleng lors d'une conférence de presse.

Les accusés, désormais de frêles octogénaires, ont nié toute implication dans le régime communiste qui a vu un quart de la population cambodgienne mourir de faim, de travail forcé ou par exécution.

Ces mises en examen interviennent après la première condamnation d'un responsable de l'ancien régime khmer rouge, Kaing Guek Eav, "Duch", l'ancien tortionnaire de la prison S-21. Il a été condamné à 19 ans de prison, une peine jugée trop clémente pour beaucoup de Cambodgiens.

Si le procès de Duch, 67 ans, avait été facilité par l'accusé lui-même et les archives de la sinistre prison, rassembler des preuves concrètes contre ces quatre responsables risque s'avérer plus délicate.

De plus, leur procès pourrait prendre une tournure politique car des responsables cambodgiens actuels ont été, à l'époque à un niveau moindre que les accusés, des membres des khmers rouges.

"Etant donné l'ampleur des crimes commis sous le régime du Kampuchéa démocratique", ce procès se concentrera sur "un choix spécifique de sites et de crimes", précise le tribunal dans un communiqué.

Tous les quatre ont été interrogés à 46 reprises depuis le début de leur détention en 2007. Leur dossier comprend près 350.000 pages, notamment 11.600 documents, plus de 1.000 pages de témoignages de témoins et parties civiles.

Plusieurs figures du régime khmer rouge sont mortes, le premier d'entre eux Pol Pot en 1998, le temps pressant le tribunal à accélérer les procédures.

Source : AP

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