Us et coutumes PDF Imprimer Envoyer
Comme le reste des habitants de l'Asie du Sud-est, le Cambodgien possède une coutume bien différente de celle d'un occidental. En plus de la religion, l’accueil, le sourire, la politesse et la pudeur constituent le savoir-vivre local.

Pudeur
Les Cambodgiens sont un peuple naturellement pudique, tant dans le comportement que dans la tenue vestimentaire. Hommes et femmes portent le sarong surtout le soir à la maison et à la campagne. En ville, ils sont habillés en pantalon classique.
Bref, la minijupe ou autres tenues décontractées pour se promener ne seraient pas la meilleure façon de se faire remarquer. Quant au nudisme sur les plages, n'y pensez même pas !

Politesse
"La politesse est une monnaie qui ne ruine personne" dit Alfred de Musset. Lors d’une visite de courtoisie, on vous offrira quelque chose (jus d’orange, tasse de thé, fruit ou gateau). On attend que vous partagiez tout ce qu’on vous tend. Et sachez que refuser un aliment ou une boisson est considéré comme une offense.
Evitez d’embrasser un ou une Cambodgiene en guide de bienvenu ou de remerciement. Les Cambodgiens se saluent selon l'usage local appelé Sompiah, en joignant les mains comme en prière et en s'inclinant légèrement tout en regardant votre interlocuteur dans les yeux. Plus les mains sont hautes, plus l'inclinaison est basse et plus le respect envers votre interlocuteur est important, surtout lorsque vous rencontrez un officiel ou une personne âgée. Recemment, dans la capitale ou des grandes villes, des hommes se serrent la main à la façon occidentale, mais les femmes restent dans le salut traditionnel.
De plus, le comportement gestuel en Asie du sud-est a une importance particulière et montrer du doigt peuvent être considérés comme un signe de familiarité voire comme une insulte. La tête est considérée comme un élément sacré, là où repose l'âme, évitez donc de toucher la tête d’une personne, même d’un enfant. Si cela arrive par mégarde, présentez vos excuses (sôm tauh).
Les Cambodgiens sont de nature assez calme, s'emporter verbalement sous le coup de la colère n'est pas la bonne solution et risque d'être pris pour de la faiblesse autant que comme un comportement insultant. Utilisez plutôt votre sourire : en plus de la bienvenue et de l’amusement, il exprime également l’excuse ou l’esquive.
Il y a beaucoup de mendiants, parmi lesquels beaucoup des vieilles dames et des mutilés de guerre. On peut les satisfaire avec quelques centaines de riels. Attention toutefois à ne pas en donner aux jeunes mendiants : ils peuvent gagner l’équivalent de 25 $US. De cet argent, il ne reste pas très longtemps dans leur poche puisque la plupart font partis d’un réseau de trafiquants !
Quelques Associations et ONG qui œuvrent en faveur des enfants et dont nous avons pu apprécier le travail sur le terrain :
AVEC – Aide Volontaire aux Enfants du Cambodge - www.info-avec.org
FRIENDS International -
www.friends-international.org
Réseau ChildSafe -
www.childsafe-international.org
Pour un Sourire d’Enfant (PSE) -
www.pse.asso.fr

Visite des temples

Respectez, comme n'importe où, les wat et autres lieux religieux. Plus que dans tout autre lieu, entrer dans une pagode en respectant quelques consignes suivantes : portez une tenue adéquate, ni short et autre débardeur, découvrez-vous et enlevez les lunettes de soleil et les chaussures.
Si vous êtes assis en face d'un bonze, asseyez-vous les pieds derrière et sur le côté et inclinez-vous légèrement en avant
Ne désignez jamais un bonze du doigt.
Demandez la permission aux cambodgiens avant de mitrailler de photos.

Autour d'une table
Les discussions sérieuses sont à proscrire au cours du repas. Il serait plus judicieux de ne pas aborder des sujets d'ordre politique (a fortiori de critiquer la famille royale) et autres sujets qui fâchent (prostitution, religion...). Par craintes ou traditions, nombre de sujets sont en effet tabous. L’histoire, les sites à visiter, la culture, les arts, la tradition et la santé de la famille sont des bons sujets de conversation.
Boire cul sec est tout naturel lors de la première visite. Un hôte courtois essaye toujours d’énivrer ses invités. Au bout de quelques verres, les relations deviennent plus chaleureuses. En général, les femmes cambodgiennes ne boivent pas d’alcool.
Les repas asiatiques se démarquent par leur fraîcheur et leur exotisme : il n’est pas surprenant que l’on présente à l’invité le poisson encore frétillant ou l’œuf de couvée avec un embryon de canard qu’on va lui servir dans l’assiette. Le principe de base est d’essayer.
Il est tout aussi impoli de refuser simplement quelque chose que de finir son assiette ; quelqu’un qui finit son assiette signale que ce n’est pas suffisant. Il faut donc s’arrêter à temps et laisser plus, par politesse, plus qu’une portion. Les instruments sont la cuillère et les baguettes, bien qu’aujourd’hui, le couteau et la fourchette fassent de plus en plus leur apparition à table. Ne piquez jamais vos baguettes verticalement dans un bol de riz : cela rappelle aux Cambodgiens l’encens qu’ils font brûler dans les temples à la mémoires de leurs ancêtres.
Les questions financières sont en général réglées à l’avance. On ne partage pas l’addition entre les convives. C’est celui qui invite ou qui a le plus de moyens qui paie. Vous devez exprimer votre gratitude sincère à la fin du repas en le remerciant discrètement et avec insistance au moment de la séparation. Si vous utilisez un cure-dent, il est d'usage de cacher la bouche avec l'autre main.
Enfin, les pourboires sont une tradition occidentale et sont toujours les bienvenus dans les restaurants et bars fréquentés par les touristes occidentaux. Dans les hotels plus modestes, un pourboire aux personnels est toujours apprécié pour les services rendus.