| Manifestants non grata au Cambodge |
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Sans tergiverser, les députés cambodgiens ont approuvé une loi visant à interdire les manifestations de plus de 200 personnes, au grand dam de l'opposition et des ONG.
Dorénavant, les manifestants devront demander au gouvernement l'autorisation de se rassembler et désigner un lieu. "Les paysans, les petits propriétaires expropriés ou les travailleurs des usines textiles ne pourront plus s'exprimer", s'alarme Kek Galabru, la présidente de la Ligue des droits de l'homme au Cambodge. "L'espace démocratique ne cesse de se réduire dans ce pays qui condamne des journalistes et des élus, où la diffamation reste un crime". Le Parti du peuple cambodgien du Premier ministre Hun Sen (90 sièges sur 123 à l'Assemblée) dit vouloir défendre l'ordre public et la sécurité qui, depuis des années, n'ont pourtant jamais été menacés. Sous pression, l'opposition redoute surtout que le régime ne renforce son contrôle sur un pays qui n'a pas connu de réelle alternance depuis le retour de la démocratie en 1993. Et ne tolère guère la critique. Journal Libération Réagissez : A lire également : - Manifestation de soutien aux accords de Paris - RSF appelle à la libération de Hang Chakra
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